Sandrine a 53 ans, elle est aide-soignante dans une clinique de la banlieue nantaise. Depuis son divorce, elle vit seule ; ses trois enfants ont déménagé dans d’autres régions, mais elle les voit régulièrement. Jusqu’à l’année précédente, elle a pris soin de sa mère, avant que celle-ci ne décède.

Elle vit dans une petite maison individuelle qui nécessite une rénovation énergétique sérieuse pour pouvoir baisser les coûts de chauffage en hiver et protéger de la chaleur en été. Ses faibles revenus ne lui permettant pas d’y arriver seule, Sandrine est allée voir du côté de la nouvelle structure d’accompagnement mise en place par la municipalité. La personne qu’elle a rencontrée lui a parlé des dispositifs d’aide financière disponibles et l’aidera à monter son dossier.

Sandrine a « le social vissé au corps » ; toute sa vie elle a été là pour les autres. Récemment, elle a participé à une rencontre avec les associations s’occupant des migrants, mise en place par la Ville. Elle aimerait bien accueillir une personne dans sa maison, devenue un peu trop grande depuis le départ de ses enfants. Lors de cette réunion, elle a pu se renseigner sur les engagements qu’elle prendrait et sur les accompagnements possibles.

Comme certaines de ses amies, elle aime également la culture ; dès qu’elle le peut elle va au théâtre, au cinéma ou écouter de la musique. Elle suit l’actualité culturelle à la télévision, à la radio et dans les journaux ; son petit-fils lui a montré comment accéder à des vidéos sur internet. Lorsque la municipalité a créé une commission culturelle formée de professionnels et de citoyens, elle s’y est tout de suite engagée. Ainsi elle a son mot à dire sur le choix des spectacles et même sur la politique culturelle de la Ville.

Le dimanche elle est souvent bénévole dans une association sportive où sa fille avait une licence il y a quelques années. Il lui arrive d’y rencontrer Charles, dont la fille fait du sport. Lorsqu’elle y va à pied, elle croise parfois Annie, dont le jardin jouxte le chemin.